Vous êtes ici : Accueil » Equateur » Claudia, ingénieure environnement, coordinatrice au sein de l’initiative citoyenne ReciVeci

Claudia, ingénieure environnement, coordinatrice au sein de l’initiative citoyenne ReciVeci

À Quito, la majorité des déchets recyclés sont récupérés à la main par plus de 3000 recicladoras, pour 70% des femmes, et revendus aux industries. Un travail non reconnu par la municipalité et peu facilité par les habitants de la ville. En effet, ces derniers ne trient pas leurs déchets chez eux, obligeants les recicladoras à les trier à même les poubelles. Claudia est l’une des coordinatrice de l’initiative citoyenne ReciVeci qui souhaite améliorer les conditions de travail des recicladoras, en développant notamment la culture du tri des déchets chez les Quiténiens.

Comment se construit une initiative citoyenne à la double problématique sociale et environnementale ?

ReciVeci a pour objectif de faire reconnaître la profession des recicladoras, vieille de plus de 80 ans à Quito. En leur donnant les clés pour une meilleure organisation associative, des formations et en leur offrant des ressources, elles sont plus efficaces, plus fortes et fières de leur travail. La première étape de cette initiative citoyenne a été de créer une relation de confiance avec ces femmes recicladoras, habituées à travailler de façon indépendante.

Mais pour améliorer considérablement la condition de travail des recicladoras, il faut s’attaquer à la source : les habitants de la ville. Ainsi ReciVeci a sélectionné un quartier pilote constitué de commerces et de résidences afin d’apprendre aux habitants de celui-ci à trier ses déchets. Pour créer cette culture du recyclage ReciVeci a construit un lien humain entre les habitants de Quito et les recicladoras. Ainsi, les habitants sont conscients du traitement de leur déchets et comprennent l’importance du tri à la source. ReciVeci s’implante à présent dans un second quartier de Quito, La Floresta.

ReciVeci est une initiative citoyenne et ne possède pas encore de véritable statut. Son prochain défi est de formaliser l’initiative avec un modèle de gestion, un business model et un système de volontariat durable.
Enfin, dans le but de voir se multiplier des projets similaires, ReciVeci prévoit de rédiger un manuel méthodologique accessible à tout habitant qui souhaite répliquer l’initiative dans son quartier.

“Un projet de volontariat citoyen, c’est quelque chose qui te nourrit non seulement personnellement, mais qui génère également des relations avec la population. Ces dernières sont très importantes dans notre société, très égoïste, et très centrée sur notre propre vie. Je vous encourage donc à développer des projets citoyens qui contribuent à l’environnement, à la société et aux communautés vulnérables, à toutes ces thématiques qui peuvent participer à une meilleure société et à un monde meilleur.”

Pour aller plus loin

Retrouvez ReciVeci et ses initiatives pour accompagner les recicladoras sur Facebook et leur site Internet.

En France, et plus particulièrement à Paris, on ne les appelle pas Recicladoras mais Biffins. Les biffins, récupérateurs et revendeurs d’objets abandonnés dans la rue, souffrent également d’un manque de reconnaissance sociétale et politique. Pour en savoir plus sur le sujet, nous vous conseillons cet article détaillé rédigé par Radhia, fondatrice de The Gold Diggers Project, voyage engagé à la rencontre de ces acteurs méconnus de l’économie circulaire.

2018-05-19T11:31:13+00:00 19 mai 2017|Environnement, Equateur, Social|